—Je vais te détailler la façon dont on punit les traîtres chez les
Tonkinois, ça te fera passer un quart d'heure agréable.
—Je t'écoute, mon fils.
—On prend le sujet, on le déshabille, on l'attache à un poteau où se trouve scellée une cage de fer et dans cette cage on lui enferme la tête.
—Ah! ah! ça commence bien, fit le bonhomme en passant la main sur sa barbe vénérable.
—Puis on y introduit deux rats?…
—Pourquoi deux plutôt qu'un, ou trois?
—Parce qu'avec trois la besogne irait trop vite et trop lentement avec un, paraît-il. Puis un rat tout seul s'ennuierait.
—Et ces rats?..
—Sont à jeun. Tu comprends?
—Je saisis, répliqua le patriarche dont les yeux lançaient des éclairs.