Ils s'interrompaient pour regarder passer le Kroumir, disant comme le factionnaire:

—Le salut soit sur vous!

Deux ou trois, sans bouger de place, tendaient la main pour offrir leur tasse à moitié pleine:

—Bois, homme, la journée sera chaude.

Et Ali-bel-Kassem, paterne, complaisant et souriant, arrêtait son cheval.

—Elle sera chaude, homme, bois.

Et quand le prisonnier rendait la tasse vide, en remerciant, on lui souhaitait bon voyage:

—Que ton jour soit heureux!

—Que ton ventre n'ait jamais faim!

III