--Parce que M. d'Arjuzanx n'est pas du tout le mari qui convient à ta fille.

--Et tu ne me l'as pas dit?

--Tu devais t'en apercevoir tout seul; cela valait mieux.

--M'apercevoir de quoi?

--De ce que tout le monde disait.

--Mais que disait tout le monde? Vingt fois j'ai voulu aller au fond de certaines paroles énigmatiques ou de silences étranges, on ne m'a jamais répondu. Maintenant que ce mariage est rompu, ne parleras-tu pas franchement?

--On s'étonnait que tu consentisses à donner une jolie fille comme mademoiselle Anie, discrète, délicate de sentiments, distinguée d'esprit, à un homme comme le baron, qui n'est pas précisément doué de qualités semblables.

--Que lui reproche-t-on?

--Un homme qui va en vélocipède à Paris, qui paraît en maillot dans les baraques, qui vit en intimité avec un lutteur.

--Ah!