— Et quand veux-tu partir ? demanda-t-elle.

— A 9 heures 30.

— Ce matin ?

— Je n'ai que juste le temps pour arriver demain à l'heure de l'enterrement.

— Et tu nous laisses au milieu de ce désordre, sans personne pour nous aider ? comment allons-nous nous en tirer ? je suis morte de fatigue.

— Pour cela, maman, ne t'inquiète pas, dit Anie, je n'irai pas à l'atelier aujourd'hui et avant ce soir tout sera mis en état.

— Si tu prends le parti de ton père, je n'ai plus rien à dire. Adieu.

Sans un mot de plus elle quitta le hall pour monter au premier étage.

— N'emportes-tu rien ? demanda Anie lorsqu'elle fut seule avec son père.

— J'ai fait ma valise cette nuit et l'ai descendue je vais mettre mon habit dedans et serai prêt à partir.