A ce moment on entendit une main tourner le bouton de la porte du bureau.
—N'endrez bas, n'endrez bras! s'écria M. Eck, n'endrez bas, hein!
Cependant la porte s'ouvrit devant une petite vieille vêtue de noir, avec un châle sur les épaules, le front caché par un bandeau de velours posé en avant de son bonnet d'Alsacienne; son visage tout ridé avait un air d'austérité et d'autorité corrigé par une expression affable: c'était madame Eck.
—J'ai cru que c'était un gommis! s'écria le père Eck, est se levant vivement, pour aller au-devant d'elle avec toutes les marques du regret et du respect.
—C'est bien, dit-elle, il n'y a pas de faute.
Et tout de suite s'adressant à Adeline:
—J'ai appris que vous étiez dans la maison et je suis descendue pour vous exprimer toute ma reconnaissance au sujet des paroles que vous avez prononcées sur la tombe de mon gendre; j'aurais voulu le faire depuis longtemps déjà, mais vous savez que je ne sors pas. Pardonnez-moi de vous avoir dérangé, je vous laisse à vos affaires.
—Et elle sortit, marchant avec raideur, redressant sa petite taille courbée.
—Ah! Monsieur Ateline, Monsieur Ateline, s'écria le père Eck quand la porte fut refermée, ma mère vient de faire pour fous ce que je ne lui ai chamais fu faire bour bersonne; ça fa pien, ça fa pien!