—Chercher Madeleine.
—Je t'ai dit qu'elle ne rentrerait jamais dans cette maison.
—Ce n'est pas pour qu'elle rentre dans cette maison que je dois la chercher et la trouver.
—Léon!
Mais il était arrivé à la porte; il l'ouvrit.
—Au revoir, mon père, à bientôt, tu diras à ma mère que malgré tout je l'embrasse tendrement.
Et, sans écouter la voix de son père, il sortit en refermant vivement la porte.
De ce que son père lui avait dit, il résultait pour lui la probabilité que Madeleine était retournée à Rouen. Pourquoi eût-elle dit à son cocher de la conduire à la gare Saint-Lazare si elle n'avait pas voulu aller à Rouen? D'ailleurs n'était-il pas raisonnable d'admettre que quittant Paris elle avait voulu se réfugier chez des amis de son père? On avait fait à Rouen des recherches qui n'avaient pas abouti. Cela ne prouvait pas que Madeleine ne fût pas à Rouen. On avait mal cherché, voilà tout. Il chercherait mieux.
Et sans prendre de repos, il partit pour Rouen par le train express de huit heures du matin.
Il resta pendant plusieurs jours à Rouen, fréquentant tous les endroits où il pouvait la rencontrer, et où naturellement il ne la rencontra pas.