—Ne crains rien, dit M. de Planfoy, la volonté de ton père sera sacrée pour moi comme elle l'est pour toi; je ne voudrais pas plaisanter avec son souvenir, si justifiable que fût la plaisanterie. Tu pars donc?
—Dans une heure.
—Eh bien! je vais te conduire quelques pas.
Il était en vareuse du matin, avec un foulard au cou; il se coiffa d'un mauvais chapeau de jardin et m'ouvrit la porte.
Au moment où nous sortions, madame de Planfoy parut.
—Est-ce que vous sortez? dit-elle à son mari.
—Je vais conduire Guillaume jusqu'au bout de la rue.
—Soyez prudent, je vous en prie.
Je la rassurai, et pour lui prouver qu'il n'y avait aucun danger, je lui racontai ce qui venait de se passer dans la rue du Faubourg, quand on avait voulu délivrer les représentants.
Mais elle secoua la tête et réitéra à M. de Planfoy ses recommandations.