—Lieutenant, il se passe ici des choses monstrueuses, vos hommes sont fous; arrêtez-les.
Et je lui montrai le cadavre étendu sur le pavé de la cour.
—Il avait tiré, dit le lieutenant.
—Mais non, il n'avait pas tiré, pas plus que moi, pas plus que nous tous. Je suis officier comme vous, je vous donne ma parole de soldat que personne n'a tiré ici.
—Et qui me prouve cela?
Le rouge me monta aux joues.
—Ma parole.
—Qui me prouve que vous êtes soldat?
Heureusement, je pensai au laisser-passer de la préfecture. Je le lui montrai. Il me fit alors ses excuses et écouta mes explications.
—C'est possible pour cette maison; mais il n'en est pas moins vrai qu'on a tiré sur les lanciers; c'est un guet-apens.