C'était ce que se demandait M. de la Roche-Odon, surpris de cet étrange langage et du ton avec lequel il était débité.
—De mon examen de conscience, poursuivit Bérengère, il est résulté que je n'avais pas de répugnance pour le mariage et par suite que je serais heureuse de te donner la joie de me voir libre, c'est-à-dire, en t'affranchissant de tes inquiétudes, d'assurer ta santé.
—Chère enfant!
—Oh! crois bien que je pense à toi, grand-papa si j'osais, je dirais autant que tu penses à moi. Je reviens à mon mariage. Après avoir examiné la question en théorie, je l'ai examinée pratiquement, car enfin, pour se marier, il faut un mari.
—Et ce mari?
—C'est celui que tu as choisi toi-même, grand-papa.
—Moi?...
—Le jour où tu as décidé de ramener à notre sainte religion la personne dont tu m'as parlé.
—M. de Gardilane.
—C'est toi qui l'as nommé.