—Pauvre Roger, dit-elle.

Elle sortit, éclatant en sanglots. Dans la salle à manger, elle prit le bras du jeune homme qui l'accompagnait et, se serrant contre lui:

—N'est-ce pas qu'il était beau, dit-elle, mais c'était ses yeux qu'il fallait voir, ces pauvres yeux qui n'ont plus de regard.

Les visites se continuèrent ainsi, reçues par M. de Condrieu et par Ludovic aussi bien que par Mautravers, qui agissait de plus en plus comme s'il était chez lui. N'était-ce pas maintenant une affaire de quelques minutes seulement; le notaire allait arriver.

Il se fit attendre longtemps encore; mais enfin il arriva, accompagné de Harly et de Nougaret, que M. de Condrieu regarda comme s'il voulait les mettre à la porte; mais il avait autre chose à faire pour le moment.

—Le testament de mon petit-fils, de mon cher petit-fils, a-t-il été ouvert? demanda-t-il au notaire.

—Oui, monsieur le comte, et en voici la copie.

—Veuillez la lire, dit M. de Condrieu.

—Mais, monsieur le comte...

—Veuillez la lire, répéta M. de Condrieu.