«Voilà pour toi.
— Oh! merci, monsieur Vulfran.»
La voiture partit.
Perrine n'avait pas perdu un mot de ce qui s'était dit, mais ce qui l'avait plus fortement frappée que les paroles mêmes de M. Vulfran, c'était son air d'autorité et l'accent qu'il donnait à l'expression de sa volonté: «Je ne veux pas que cette réunion ait lieu… C'est ma volonté.» Jamais elle n'avait entendu parler sur ce ton, qui seul disait combien cette volonté était ferme et implacable, car le geste incertain et hésitant était en désaccord avec les paroles.
Rosalie ne tarda pas à revenir d'un air joyeux et triomphant.
«M. Vulfran m'a donné dix sous, dit-elle en montrant la pièce.
— J'ai bien vu.
— Pourvu que tante Zénobie ne le sache pas, elle me les prendrait pour me les garder.
— J'ai cru qu'il ne vous connaissait pas.
— Comment! il ne me connaît pas; il est mon parrain!