— Pas trop.»

Rosalie la regarda, se demandant évidemment si elle était stupide; puis-elle continua:

«Enfin, c'est des broches enfoncées dans des godets, sur lesquelles s'enroule le fil; quand elles sont pleines, on les retire du godet, on en charge les wagonets qui roulent sur un petit chemin de fer, et on les mène aux ateliers de tissage; ça fait une promenade; j'ai commencé par là, maintenant je suis aux cannettes.»

Elles avaient traversé un dédale de cours, sans que Perrine, attentive à ces paroles, pour elles si pleines d'intérêt, put arrêter ses yeux sur ce qu'elle voyait autour d'elle, quand Rosalie lui désigna de la main une ligne de bâtiments neufs, à un étage, sans fenêtres, mais éclairés à l'exposition du nord par des châssis vitrés qui formaient la moitié du toit.

«C'est là», dit-elle.

Et aussitôt ayant ouvert une porte, elle introduisit Perrine dans une longue salle, où la valse vertigineuse de milliers de broches en mouvement produisait un vacarme assourdissant.

Cependant, malgré le tapage, elles entendirent une voix d'homme qui criait:

«Te voilà, rôdeuse!

— Qui, rôdeuse? qui rôdeuse? s'écria Rosalie, ce n'est pas moi, entendez-vous, père la Quille?

— D'où viens-tu?