Quand elle put, au tournant du chemin, embrasser d'un coup d'oeil l'ensemble des bâtiments épars dans la prairie, il lui sembla que pour être moins importants que ceux de Maraucourt, ils étaient considérables cependant; mais déjà la voiture franchissait la grille d'entrée, presque aussitôt elle s'arrêta devant les bureaux.
«Venez avec moi», dit Guillaume.
Et il la conduisit dans une pièce où se trouvait M. Vulfran, ayant près de lui le directeur de Saint-Pipoy avec qui il s'entretenait.
«Voila la fille, dit Guillaume, son chapeau à la main.
— C'est bien, laisse-nous.»
Sans s'adresser à Perrine, M. Vulfran fit signe au directeur de se pencher vers lui, et il lui parla à voix basse; le directeur répondit de la même manière, mais Perrine avait l'ouïe fine, elle comprit plutôt qu'elle n'entendit que M. Vulfran demandait qui elle était, et que le directeur répondait: «Une jeune fille de douze à treize ans qui n'a pas l'air bête du tout.»
«Approche, mon enfant», dit M. Vulfran d'un ton qu'elle lui avait déjà entendu prendre pour parler à Rosalie et qui ne ressemblait en rien à celui qu'il avait avec ses employés.
Elle s'en trouva encouragée et put se raidir contre l'émotion qui la troublait.
«Comment t'appelles-tu? demanda M. Vulfran.
— Aurélie.