Du palier, il n'entendit aucun bruit dans l'atelier, il poussa la porte et entra.

L'atelier était désert et sombre, il se dirigea vers la cuisine.

Mais dans l'obscurité, il accrocha un morceau de bois qui tomba et fit du bruit.

—Qui est là? demanda une voix, celle de Thérèse.

Il allait répondre quand la porte s'ouvrit et Thérèse parut tenant une lampe à la main.

—Ah! mon cousin, c'est vous! dit-elle.

C'était là le mot dont elle le saluait autrefois, mais il lui sembla qu'elle ne le jetait pas avec le même éclat joyeux.

Ils restèrent durant quelques secondes en face l'un de l'autre sans se parler.

Enfin il s'avança et lui tendit la main; elle lui donna la sienne.

Son aspect était en accord avec son accent: très pâle, avec les yeux ardents.