Et clopin-clopant, il s'occupa de tirer toutes les victuailles qui étaient entassées dans son panier.

Pendant ce temps, Antoine rentra, puis Michel.

Contrairement à ce qu'il était d'ordinaire, le jeune ouvrier montra une physionomie ouverte et souriante; ses yeux semblaient moins enfoncés et moins sombres.

Il vint au colonel et s'informa poliment, presque affectueusement, de sa santé.

Chose bizarre, ce fut celui-ci qui eut l'attitude roide et contrainte que Michel avait autrefois avec lui. Il dut se faire violence pour répondre convenablement quelques mots aux questions qui lui étaient adressées.

Le souper était servi sur la table.

Antoine invita son neveu à s'asseoir.

—Prenez la place de votre père, mon neveu.

A ce moment, Sorieul fit son entrée.

Sorti depuis le matin, il ignorait que le colonel dût souper avec eux; en l'apercevant, il poussa des exclamations joyeuses.