Cette combinaison, permettant au baron de ne pas trop s'avancer vis-à-vis de Beio, le décida à accéder à la demande de Flavie.
—Je fais tout ce que tu veux, dit-il.
—Ainsi vous payerez Beio?
—Tous les jours; seulement, comme tu es une espiègle capable de me compter des leçons que tu ne prendrais pas, j'assisterai à ces leçons, et je jugerai par moi-même de tes progrès.
Les choses étant ainsi convenues entre le baron et Flavie, celle-ci traita elle-même avec Lorenzo Beio; mais, au premier mot, le maître de chant l'arrêta.
Son temps était pris.
En réalité, l'idée de donner des leçons à mademoiselle Engel, du théâtre des Bouffes, n'avait rien d'attrayant pour lui. Que ferait-il d'une pareille élève? Il choisissait ses leçons et n'acceptait pas toutes celles qu'on lui demandait, et puis, d'un autre côté, s'il n'était pas en disposition de s'occuper de ses élèves anciens, ce n'était pas pour en prendre une nouvelle.
Mais, quand Flavie voulait une chose, elle la voulait bien, et les cent francs promis par le baron lui avaient inspiré une ferme volonté: elle fit si bien qu'elle parvint à décider Beio.
Bien entendu, le baron se trouva chez Flavie lorsque Beio y arriva pour donner sa leçon.
Flavie avait été prévenue, et elle savait ce qu'elle avait à faire.