Ne pouvant saisir l'homme lui-même, on n'eut pas la consolation de saisir ses papiers; son pupitre était vide et ne contenait que du papier blanc: pas le moindre registre, pas la moindre lettre.
Pendant qu'on procédait aux dernières recherches, Denizot avait été se placer à la porte et là il attendait au port d'armes, fredonnant entre ses dents une chanson dont les paroles arrivaient aux oreilles des agents:
Zut au préfet,
Mes respects aux mouchards;
Oui, voilà, oui, voilà Balochard.
Quand un agent passait devant lui pour sortir, il le saluait avec la démonstration de la joie la plus respectueuse.
—Au revoir, disait-il, au plaisir de vous revoir; l'escalier est mauvais, faites attention à la soixante-treizième marche.
Enfin, le dernier agent sorti, Denizot put refermer la porte, et alors il se mit à danser dans l'atelier.
—Enfoncée la police!
Et les copeaux, mêlés à la sciure de bois, soulevés par ses pieds, voltigeaient autour de lui.