—Enfoncez la porte, dit un agent.

En voyant qu'on allait enfoncer cette porte, Denizot se décida à prendre la clef à un clou où elle était accrochée, mais il parut n'avoir pas la force d'ouvrir la porte lui-même.

La porte fut vivement ouverte, et Denizot partit d'un formidable éclat de rire.

Ce placard, qui était collé contre la muraille, n'avait pas dix centimètres de profondeur! il ne renfermait que de vieux habits accrochés à des clous.

C'était une nouvelle farce que Denizot s'était amusé à jouer aux agents.

—Antoine n'est pas bien gros, dit-il, mais, c'est égal, il aurait été aplati. Pourquoi n'avez-vous pas voulu me croire? Je vous avais donné ma parole qu'il n'y avait rien là-dedans.

Il était évident que, si ce boiteux plaisantait si tranquillement, cela tenait à ce qu'il savait celui qu'on recherchait en sûreté.

Cette jeune fille aussi était trop calme pour craindre quelque chose.

L'arrestation avait été mal combinée; pendant tout le temps qu'on avait perdu à se faire ouvrir les portes, celle de la rue comme celle du logement de l'ouvrier, celui-ci avait pu se sauver.

On ouvrit les fenêtres, on regarda dans le chêneau, on chercha sur le toit. On ne le trouva pas, mais un agent remarqua qu'il avait pu par ce toit gagner facilement la maison voisine.