— Non, hélas ! Ce n’est pas ma faute, du reste.

— Ça, je m’en doute. Qui est votre petite amie. Sam ?

— Vous, petite garce !

— Oui, dit-elle paisiblement. Quand vous voudrez. Je vous l’ai déjà dit. Enlevez, c’est payé. »

Elle s’attendait à me voir l’embrasser, mais je la repoussai.

« Mais sapristi, ce n’est pas comme ça que je vous veux », protestai-je.

Elle n’en parut nullement déconcertée. « Je me suis mal exprimée, reprit-elle. C’est payé, mais pas encore enlevé. Et justement je suis là parce que j’ai envie qu’on m’enlève. Là, maintenant, voulez-vous m’embrasser, s’il vous plaît ? »

Une autre fois déjà, elle m’avait embrassé, mais cette fois-ci, c’était du sérieux. Je me sentis couler dans une brume dorée, d’où je n’avais nulle envie de sortir. Je fus contraint de décrocher le premier. « Je crois que je ferais bien de m’asseoir un peu, haletai-je.

— Merci, Sam, me dit-elle en me lâchant.

— Mary, lui dis-je bientôt, Mary, ma chérie, il y a quelque chose que vous pourriez faire pour moi.