— Une conférence, répéta Mac Ilvaine. C’est l’aspect le plus important du phénomène.
— Voyons, docteur, insista Vargas, la pariade est le moyen par lequel les gènes peuvent s’échanger et la mutation se transmettre à…
— C’est là un raisonnement anthropocentrique, docteur. Vous ne savez même pas si cette forme de vie possède des gènes ! »
Vargas rougit. « Vous m’accorderez bien l’existence d’équivalents de gènes, dit-il aigrement.
— Pourquoi ? Je vous répète que votre raisonnement est fondé sur une analogie contestable. Une seule caractéristique est commune à toutes les formes de vie : c’est l’instinct de survie.
— Et de reproduction ! insista Vargas.
— Supposez que l’organisme soit immortel et n’ait pas besoin de se reproduire ?
— Mais, continua Vargas avec un haussement d’épaules, nous savons bien qu’ils se reproduisent. »
Il montrait les singes du doigt.
« Et moi, rétorqua Mac Ilvaine », je prétends qu’il ne s’agit pas forcément de reproduction ; nous avons peut-être affaire à un organisme unique qui s’étend seulement dans l’espace. Non, croyez-moi, docteur, on risque de se laisser tellement obnubiler par l’idée du cycle zygote-gamète, qu’on en oublie la possibilité d’autres schémas vitaux.