Au petit jour, Mary se mit à s’agiter et à gémir. Je posai la main sur elle. « Là, mon tout petit, là… Tout va bien… Sam est là. »
Ses yeux s’entrouvrirent. J’y retrouvai tout d’abord la même expression d’horreur que j’y avais vue la veille, mais, sitôt qu’elle m’eut aperçu, elle se détendit. « Sam ! Oh, mon chéri, quel cauchemar j’ai eu…
— C’est fini, répétai-je.
— Mais pourquoi as-tu des gants ? »
Elle remarqua alors avec stupeur ses propres pansements.
« Mais alors, balbutia-t-elle, ce n’était pas un rêve ?
— Non, mon amour chéri, ce n’était pas un rêve. Mais tout va bien maintenant. Je l’ai tué.
— Tu l’as tué ? Tu es sûr qu’il est bien mort ?
— Tout à fait sûr.
— Viens près de moi, Sam. Serre-moi fort.