— Personne ne me l’a demandé.
— Ça, alors ! Levons-nous, j’ai faim. Le petit jeu de devinettes est prévu pour l’heure habituelle ? ajoutai-je avant de sortir de la chambre.
— Oui.
— Mary, pourquoi ne me parles-tu jamais de ce qu’on te demande ?
— Mais, parce que je ne le sais jamais, répondit-elle surprise.
— C’est bien ce que je pensais : on te plonge dans une transe profonde avec un ordre d’oubli, hein ?
— Je le suppose.
— Oui… Eh bien, ça va changer ! Aujourd’hui je t’accompagne.
— Si tu veux, mon chéri », se contenta-t-elle de répondre.
Comme de coutume, ils étaient réunis dans le bureau du docteur Steelton : il y avait là le Patron, Steelton lui-même, un certain colonel Gibsy, chef d’état-major, un lieutenant-colonel et un ramassis de sergents-techniciens, d’ordonnances et d’aspirants. Dans l’armée il faut huit hommes et un caporal pour aider le moindre galonné à se moucher !