— Pourquoi vous adresser à moi ? demandai-je. C’est un problème médical.
— Euh… oui… bien sûr… Je m’étais seulement dit que… Enfin vous paraissez saisir si vite le…»
Il s’interrompit.
« Je vous remercie », dis-je distraitement.
Mon esprit était aux prises avec deux problèmes à la fois et mes idées éprouvaient des difficultés de circulation. Combien d’habitants y avait-il en zone rouge ?
« Que je vous comprenne bien, dis-je : à supposer que vous ayez la fièvre, vous ne pourriez pas me la passer ? »
On ne pouvait envisager un parachutage de médecins : jamais nous n’en aurions eu assez.
« Difficilement. Si je faisais un frottis sur une muqueuse malade et que je vous le place dans la gorge, vous pourriez attraper la maladie. Si je vous faisais une piqûre de mon sang, vous seriez sûr d’être infecté.
— Donc, il faut un contact direct ? »
Combien de gens un seul parachutiste pouvait-il infecter ? Vingt ? Trente ? Ou plus ?…