— Bonjour, Mary, dis-je.
— Bonjour et au revoir, Sam. Miss Barkis ne veut toujours pas et j’ai du travail. »
Elle commençait à m’agacer.
« Petite prétentieuse, va ! Si étrange que cela puisse vous paraître, ce n’est pas votre corps – charmant pourtant ! – qui m’a attiré jusqu’ici. Moi aussi il m’arrive de travailler. Quand mes bobines seront là, je ficherai le camp dans une autre salle. Je tâcherai d’en trouver une qui soit interdite aux femmes ! »
Au lieu de se mettre en colère, elle s’adoucit aussitôt. « Je vous demande pardon, Sam. On s’entend si souvent répéter les mêmes boniments que… Asseyez-vous.
— Non, merci. Je m’en vais, j’ai vraiment du travail.
— Restez donc, insista-t-elle. Lisez cette pancarte : si vous transportez des bobines dans une autre salle que celle où on vous les a remises, non seulement vous ferez sauter une douzaine de lampes triodes dans le sélecteur, mais, par-dessus le marché, vous donnerez un accès de neurasthénie au conservateur !
— Je les rapporterai ici dès que j’aurai fini. »
Elle prit mon bras qu’une onde de chaleur parcourut aussitôt.
« Je vous en prie, Sam ! Je vous demande pardon, là…»