Il dirigeait le sien vers mon nombril. Je fis très attention à la manière dont je tirai mon arme de son holster, et la fis glisser à deux mètres de moi.
« Et maintenant, déshabille-toi complètement. »
C’était là un ordre assez gênant à exécuter. Mais le pistolet du Patron m’aida à surmonter les inhibitions. En revanche ce n’était pas un encouragement d’entendre rigoler les femmes pendant que je me mettais à poil. « Pas mal », murmura l’une. « Un peu noueux », remarqua une autre. Je rougis.
Après m’avoir examiné, le Patron me dit de reprendre mon pistolet. « Aide-moi, ordonna-t-il, et surveille la porte. À vous, Dotty je ne sais quoi. C’est votre tour. »
Dotty était une des secrétaires. Elle n’avait bien entendu pas d’arme et portait un peignoir. Elle s’avança, s’arrêta et en resta là…
Le Patron agita son arme. « Allons, dépêchons. Enlevez-moi ça.
— Vous parlez sérieusement ? dit-elle n’en croyant pas ses oreilles.
— Plus vite que ça, nom de Dieu ! »
Elle sursauta.
« C’est bon ! Il n’y a pas de quoi m’engueuler. »