— Assez. Amenez Jarvis devant tout le monde et enlevez-lui sa robe de chambre. »

Graves se tut et se mit en devoir d’obéir, aidé de son adjoint, Jarvis ne paraissait pas se rendre exactement compte du heu où il se trouvait. Graves devait l’avoir drogué.

« Retournez-le », ordonna le Patron.

Jarvis se laissa docilement retourner. On voyait sur ses épaules et sa nuque la marque de la larve, sous la forme d’une éruption rouge.

« Vous voyez, poursuivit le Patron, à quel endroit la chose s’est collée à lui. »

Il y avait eu des murmures et un petit rire étouffé quand on avait déshabillé Jarvis. Un silence mortel suivit les paroles du Patron.

« Et maintenant, continua-t-il, nous allons capturer cette larve. Et, qui plus est, nous allons la capturer vivante. Vous avez tous vu à quel endroit du corps humain se fixent les parasites. Je vous avertis que si vous me tuez celui-là, moi, je tuerai le responsable. Si vous êtes forcés de tirer, visez bas. Viens ici, toi », conclut-il avec un geste de son pistolet dans ma direction.

Il me fit arrêter, à mi-chemin entre la foule et lui.

« Vous, Graves, asseyez Jarvis derrière moi. Non, ne lui remettez pas sa robe de chambre. »

Le Patron se retourna vers moi. « Pose ton pistolet à terre », ordonna-t-il.