— Où est-il ?
— Qui ça ? Ah ! ton parasite ? Ne t’en fais pas. Pour le moment il est fixé sur ton voisin d’en face, un orang-outan rouge du nom de Napoléon. Il ne risque rien.
— Tuez-le !
— Tu ne voudrais pas ! Il faut que nous le gardions en vie pour l’étudier. »
Je dus avoir une espèce de crise de nerfs, car il me gifla.
« Tiens-toi donc un peu, dit-il. Ça m’ennuie de t’embêter alors que tu es encore souffrant, mais il le faut. Il faut que nous enregistrions tout ce que tu te rappelles. Tâche de te ressaisir, et accouche. »
Je fis un effort sur moi-même et commençai un rapport détaillé sur tout ce dont je pouvais me souvenir. Je lui racontai la location du hangar et la façon dont j’avais recruté ma première victime, puis comment nous nous étions installés au Club de la Constitution. Le Patron hocha la tête.
« Tout cela est très logique. Même une fois à leur service, tu es resté un bon agent.
— Vous ne comprenez pas, objectai-je. Ce n’était pas moi qui pensais. Je savais ce qui se passait, mais c’est tout. C’était comme si… euh… enfin comme si…»
Je m’arrêtai, incapable de trouver des mots pour m’exprimer.