Rassuré, rempli d’une joie sauvage, je levai l’arme.

Le Patron m’observait.

Je rabaissai le pistolet.

« Patron, dis-je avec hésitation, en supposant que je le tue… vous en avez d’autres ?

— Non.

— Et il vous faut absolument celui-ci ?

— Oui.

— Bien sûr, mais… Enfin, bon Dieu, pourquoi m’avez-vous donné une arme, alors ?

— Tu le sais bien. Si tu ne peux pas faire autrement, vas-y. Mais si tu peux lui faire grâce, la Section l’utilisera. »

Il le fallait. Même si nous tuions tous les autres, tant que celui-là vivrait, je continuerais à trembler le soir. Quant aux autres… après tout, nous pouvions en trouver une douzaine rien qu’au Club de la Constitution… Une fois celui-là mort, j’étais disposé à prendre moi-même la tête de l’expédition. Je levai de nouveau mon arme.