Mon chemin me conduisit à travers le cimetière: je m'arrêtai près de la tombe de fer, et je contemplai longtemps, oublieux de moi-même comme dans un rêve, ces fleurs aussi vivaces et aussi fraîches encore après quarante ans que la mémoire de celle dont elles ombrageaient les cendres....
Peu à peu, ma tête pencha plus profondément sur ma poitrine, et je répandis des larmes silencieuses sur la tombe de la douce Rose, la victime d'un amour chaste et infini....
Et, continuant ma route, je remerciai Dieu d'avoir donné à sa faible créature l'espérance qui ne meurt jamais, comme un ange gardien, et le souvenir toujours renaissant, comme une source intarissable de consolation et de force!