— Comme vous désirez, Marise ! Je vous suis où vous voudrez. Monsieur de Bresmes, la promenade à cheval a été agréable, ce matin ?

— Elle l’a été autant qu’elle le pouvait, vous ne la partageant pas, fait-il d’un accent de badinage où elle perçoit l’acuité d’un regret. Pourquoi n’avez-vous pas voulu monter ?

— J’avais le bain avec Jean Dautheray. Nous nous sommes couverts de gloire. Si incompétent que vous soyez en cette sorte de prouesses, vous n’auriez pu vous empêcher de nous admirer…

— Vous savez bien que je vous admire en tout, méchante !

La voix est devenue basse avec quelque chose d’ardent, qui transforme les paroles banales, bien qu’il ait parlé d’un ton léger.

Il est tout près d’elle, qui pénètre dans la pâtisserie dont il lui a ouvert la porte.

Elle l’a certainement entendu. Mais elle ne répond pas et passe de son allure souveraine.

La salle est comble. Innombrables visages de connaissance. Saluts, serrements de mains, dans le tumulte des papotages, des exclamations, des rires, le bruit des chaises remuées.

Le duc, malgré l’affluence, trouve vite le moyen d’installer ses deux compagnes et les fait servir à leur gré.

Marise, qui déguste un chocolat glacé, prie Sabine de lui passer l’assiette des gâteaux, regarde son amie pour la remercier et, toujours impulsive, s’exclame :