— Eh bien !… Eh bien ! alors, je crois que j’ai votre affaire !
Une surprise joyeuse monte dans les yeux de la jeune femme.
— Jean, ce serait trop beau !… Vous plaisantez, avouez.
— Mais, pas du tout.
— Toi, Jean, tu vois quelque chose à offrir ?…
— Hélène, je puis vous céder le gîte, très restreint, où j’ai mon atelier, dans notre maison du boulevard Émile-Augier.
— Ah ! Mais… Jean, je ne veux pas vous déloger.
— N’ayez aucun scrupule à mon endroit. Je trouvais cette installation beaucoup trop lointaine. Je la conservais, par habitude, sans l’utiliser, en souhaitant une autre que je viens de dénicher, tout à mon gré… Donc, je puis bien aisément vous obliger…
Mme Dautheray est un peu effarouchée de la proposition de Jean et de l’idée d’introduire Hélène dans cette garçonnière, où elle estime qu’il a dû se passer des choses… peu propres à mener Jean vers le mariage.
Hélène, elle, est ravie de la chance imprévue et n’ose encore en croire possible la réalisation.