Paul n’insiste pas. Mais, affectueusement, il me convie à venir passer l’après-midi avec eux… « pour me distraire ! »

— Avec vous seuls ?

— Je n’ose vous l’affirmer… Jamais nous ne sommes seuls. Marinette a toujours du monde !

— Alors, mon ami, je vous remercie beaucoup de votre amicale demande, mais je resterai ici… Aujourd’hui particulièrement, je préfère ne voir personne.

— Oui, je comprends, je comprends bien.

Et entre haut et bas, dans ses moustaches, je l’entends marmotter.

— Diable de garçon !… Pauvre petite femme !…

Mais, bien entendu, je ne relève pas ce discret jugement. Il me suffit de sentir la chaleur de sa sympathie dans le baiser qu’il dépose sur ma main. J’interroge seulement encore :

— Les petits joueront à leur place accoutumée avec Agnès ?

— Oui, je suppose.