Jacques voulait parler à sa mère de notre cher secret. Je l’ai supplié de le lui taire encore. A quoi bon la préoccuper par la perspective d’un mariage qui ne se fera, sans doute, jamais ?
Et c’est atroce, cette impression de voir fuir le bonheur qui était tout proche !
J’ai dit à Jacques :
— Ne troublez pas les derniers jours que vous avez à passer avec votre mère, puisque je ne suis pas libre encore. Songez à ce qu’elle éprouvera, vous voyant désireux d’épouser une femme divorcée…
— Ma Viva chérie, elle vous aimera et elle comprendra…
Et dans sa voix, il y avait une telle certitude, forte et tendre, qu’une seconde, sa foi m’a fait oublier tout, et je lui ai murmuré :
— Jacques, si vous jugez mieux que votre mère sache dès maintenant, parlez-lui. Faites comme vous préférez, mon bien-aimé.
12 octobre.
Mme de Meillane a été encore un peu souffrante. Dans deux jours seulement, Jacques sera de retour, juste pour le départ !
Demain, moi, je vois le docteur Wardènes.