Puis Voulemont s’exclame un peu amer :
— Madame, quand vous vous sentirez vieillir… vous jugerez la vie avec moins d’indulgence !… Vous ne savez pas ce que c’est que vieillir… C’est horrible !
— Non ! fait si carrément Marinette, que nous la regardons, ahuris et curieux. Non !… Il paraît que non du moins ! Ma belle-mère, une dame très sage, une dame d’expérience, vous savez, a un livre écrit par un évêque que je lui ai encore vu dimanche entre les mains, où l’auteur, m’a-t-elle dit, prouve aux gens, qui ne le découvriraient pas seuls, les avantages et le bonheur de vieillir dont il faut remercier son Créateur. Voulemont, vous devriez lire ce livre.
— Un livre écrit par un évêque !… Oh ! madame, je suis indigne !
— Qu’est-ce que ça fait ?… Ce livre vous rendrait peut-être digne… Alors vous remercieriez le ciel…
— De quoi, madame, de quoi ?…
— Dame vous le savez mieux que moi !… De quoi ? D’avoir rencontré sur votre chemin des femmes exquises…
— D’abord en ai-je rencontré ?…
— Quand ce ne serait que Viva, ces dames et moi, homme malhonnête !
— Oui, vous avez raison, madame. Mais qui pourrais-je bien remercier ! marmotte-t-il entre haut et bas.