C'était sa maîtresse et son interprète favorite, avec laquelle il formait un ménage troublé par de perpétuels orages.
—C'est leur affaire. Respectons le mur de la vie privée. Sa pièce nouvelle sera-t-elle bonne?
Malicieuse, la jeune femme dit:
—Elle sera très poétique. Il ne parlera plus à Régine dans une langue de charretier; mais il lui adressera des paroles infiniment douces et courtoises. Hier, après la bataille, il y a eu, justement, lecture de la pièce. C'était pour moi, spectatrice de la tempête précédente, une représentation nouvelle, d'un comique très savoureux!
—Et il ne se doutait pas que vous vous f... de lui?
La jeune femme eut un éclat de rire:
—Il n'y pensait pas du tout! Vous savez, je suis pour lui une quantité négligeable... Rien de plus qu'une vivante machine à écrire.
—Hum!... hum! glissa Claude, taquine; il ne vous regarde donc jamais?
—Il m'a regardée les premières fois. Et puis, il a constaté que c'était bien inutile; il y a renoncé. Pour se venger, il se borne à m'appeler Mme l'Affranchie.
—Ah! à propos d'affranchie, j'ai bien envie de voir la Libérée que donne l'Odéon. Lily, voulez-vous y venir ce soir?