Mireille avait dégagé ses mains sans que Maud essayât de les retenir ni de l’arrêter, tandis qu’elle allait vers le bureau, l’ouvrait et prenait la feuille.
Dans son cadre, Max regardait avec sa hardiesse caressante. Et son âme, où était-elle? Entendait-elle l’accusation devant laquelle il n’avait aucune défense possible?...
Mireille tendit le papier à la jeune femme qui semblait pétrifiée.
—Tiens! c’est à toi, cette lettre.
Maud la saisit d’un geste éperdu et y jeta un coup d’œil.
Il n’y avait plus vestige de couleur sur son beau visage qui se contractait.
—Où as-tu trouvé cette lettre? interrogea-t-elle violemment.
—Dans un livre de Max.
—Ah! en inventoriant le bien de celui qui n’est plus là, pour défendre son intimité contre ta curiosité!... Toi, toi, tu as fait cela! toi! la délicate Mireille.