—Je vais appeler Max. Reposez-vous un instant, ma petite amie.
Le cri de tout mon être est monté à mes lèvres:
—Oui, c’est cela. Allez le chercher.
J’allais ajouter dans mon désarroi:
—Dites-lui qu’il vienne vite... que je me sens très lasse... que je rentre...
Mais je me suis tue d’instinct. Le laisser, moi absente, libre de subir l’affolante caresse du regard de Maud... est-ce que c’était possible?
Il fallait qu’il partît avec moi; et, sans hésiter, quand amené par mon vieil ami, après un instant long comme un siècle, il m’a demandé avec une inquiétude sincère:
—Qu’as-tu donc, chérie? Si tu allais un moment te reposer dans la chambre de ta mère?
J’ai secoué la tête; et comme un bébé, j’ai supplié:
—Max, cherchons un prétexte et rentrons vite chez nous.