— Oh ! si, mère. J’ai trouvé tante Sylvie, et même, chez elle, un M. de Guillancourt et sa fille qui…
— Anna de Guillancourt !… N’est-elle plus au couvent ?
— Je ne sais… Elle était sortie, je crois, fit André indifférent.
— Ah ! ah !… Et est-elle agréable, cette enfant ?
André se mit à rire.
— Mère, vous allez me trouver fort étrange, mais je me souviens à peine de son visage.
— Comment, mon fils, vous dédaignez les héritières ! répondit Mme Vilbert d’un ton de reproche affecté.
Au fond du cœur, elle, très désintéressée, aimait à voir son fils attacher une importance des plus secondaires aux questions d’argent, en dépit de leur modeste fortune.
— Si tu as vu M. de Guillancourt, reprit-elle, il a dû te parler de ses phosphates ?
— Oh ! oui, heureusement ! Mère, vous ne pouvez imaginer combien je le bénirai ainsi que ses terrains, si l’un et l’autre tiennent ce qu’ils promettent.