Georges ne savait pas de quel enfant il s’agissait. Il ne voyait d’ailleurs qu’une chose, le péril qui menaçait la jeune fille. Une bouffée de fumée s’engouffrait dans la pièce. Les vitres des croisées éclatèrent et les flammes mordant la muraille, allumèrent les rideaux que l’on n’avait pas eu le temps d’arracher.
Suzy jeta un cri, prise de peur, et répéta désespérément :
— L’enfant ! Mais l’enfant, qu’est-il devenu ?
— Il est sauvé ! fit Georges, au hasard… Venez vite !…
Il s’aperçut qu’elle chancelait, aveuglée, étourdie par la fumée. Il s’élança et l’enleva presque dans ses bras, comme il eût fait d’une petite fille.
Elle se laissait faire, la tête perdue, soutenue par lui, tandis qu’à travers les pièces enchevêtrées les unes dans les autres, il cherchait une issue autre que celle de la façade, envahie par l’incendie.
D’un coup rude, il enfonça une porte close devant lui, et l’espace d’une cour ensoleillée s’ouvrit…
Un soupir de délivrance lui échappa.
— Enfin !… Sauvée !… Suzy, vous n’avez rien ?… Enfant, enfant, quelle folie de vous exposer ainsi !…
La voix de Georges tremblait. Un frémissement agitait ses lèvres, pâlies comme tout son beau visage.