— Je ne sais… Je dois aller chasser en différents endroits pour terminer mon congé. Peut-être ne nous retrouverons-nous qu’à Paris.
— Oui, si vous ne désirez pas qu’il en soit autrement, c’est vrai !
— Guillemette, ne soyez pas injuste !
— Mon oncle, je ne le suis pas… Après tout, c’est tellement naturel que vous ayez envie de votre liberté, après être resté prisonnier de la famille pendant deux grands mois…
— C’était une prison qui m’était très chère.
Elle comprend, à son accent, combien il est sincère, et elle incline un peu la tête.
— Oui, vous n’aviez pas l’air de souhaiter partir, jusqu’au moment où, tout à coup, cette idée s’est emparée de vous !
— Non, pas tout à coup ! protesta-t-il, saisi de la crainte irraisonnée qu’elle ne devine la vérité ! Vous savez bien que j’ai toujours parlé de ce voyage d’automne…
— Je sais… oh ! je sais… Mais je m’imaginais, naïvement, que c’était un propos en l’air… Que notre été s’achèverait comme il a commencé… vous, auprès de nous !… Et je ne pensais guère que ce serait vous qui le termineriez…
— Parce que je ne puis faire autrement, Guillemette.