— M’est avis, mon oncle, que vous n’avez guère donné votre avis dans la discussion soulevée par madame la chanoinesse.

— Je déteste ces sujets ! fait-il brusquement.

Il est vraiment, ce soir-là, d’une nervosité inaccoutumée.

— Oh ! oui, je comprends… Vous trouvez que ce sont des sujets pas convenables.

— Guillemette, je vous serais reconnaissant de ne pas vous moquer de moi…

— C’est vrai, je vous dois le respect, mon oncle. Recevez toutes mes excuses…

Entre les cils, ses yeux rient malicieux, si la bouche est contrite.

René est exaspéré, et il va peut-être le laisser voir quand la voix jeune s’élève, caressante :

— Oncle, soyez gentil et pardonnez-moi de taquiner, un tantinet, votre sagesse !… Je ne peux pas partager vos idées austères sur le sujet de conversation de ma cousine la chanoinesse que je trouve très instructive !

Avant qu’il ait pu lui répondre, elle s’est levée, appelée par un signe de sa mère, car les domestiques apportent le thé et elle doit le servir avec Mademoiselle.