C’est un grand vieillard maigre, avec un profil découpé comme celui d’une médaille ; des cheveux blancs qui découvrent un front large, lumineux ; et des yeux tout à la fois vifs et profonds pareils à ceux de M. Michel…
Ce bon vieux monsieur a été très aimable pour moi. Il avait salué maman et causait avec elle. Tandis que j’embrassais Jeanne et Suzanne, que je serrais la main de Thérèse, je l’entends dire à papa :
— Je serais très heureux de connaître mademoiselle votre fille, car je la connais beaucoup de réputation.
Je pense tout de suite que M. Chambert lui a raconté la scène du cours et je me sens devenir rouge.
Papa s’avance :
— Voici ma fille, commence-t-il.
Mais M. Chambert l’interrompt.
— Du tout, du tout… C’est moi qui désire être présenté à mademoiselle.
— Un bien grand honneur pour cette fillette, répond papa.
Et, se tournant vers moi :