Au bout d’une minute, il se hasarde :

— Vous aimez la valse, mademoiselle ?

J’ai sur le bout des lèvres : « Je l’adore ! mais pas avec vous ! »

En femme sérieuse — future ! — je m’arrête à un :

— Oui, monsieur, accompagné d’un petit sourire.

Il reprend :

— Il y a des jeunes filles qui restent sans danseur, parce que certains messieurs préfèrent regarder et ne les invitent pas.

Son raisonnement était si logique que je n’avais rien à y répondre.

Malgré moi, pourtant, il m’échappe :

— Ils ne sont pas ici pour regarder ! Les jeunes filles devraient danser entre elles, sans plus s’inquiéter d’eux !