Je ne sais si elle devine mon étonnement, mais elle me dit en souriant :
— Je ne suis pas sortie parce que j’ai eu des visites…
Elle s’arrête, et puis continue, en hésitant un peu :
— Il paraît que ma petite Paulette a eu tant de succès au Vernissage que l’on désire… nous l’enlever…
Je regarde maman toute saisie :
— Maman ! maman !… Qu’est-ce que vous voulez dire ?
— Je veux dire que moi, qui espérais garder encore longtemps mon enfant auprès de moi, je crains bien d’être obligée… de la donner à… un mari…
Le Vernissage !… Un mari !… Il n’était pas fiancé à Mlle d’Alvaro !…
Toutes ces pensées passent en éclair dans mon esprit…
Je me lève avec un cri, folle de joie, mon cœur battant à grands coups pressés.