M. de Rouvres sortait avec Georges Landry, M. de Boynes et d’autres messieurs.
J’étais si heureuse, qu’en réponse à son salut, je lui ai envoyé un sourire comme jamais il n’en avait reçu de moi.
M. de Ternau et lui ont attendu, pour s’éloigner, que nous soyons en voiture. C’est à M. Michel que j’ai dit adieu en dernier.
Ils sont restés quelques instants, regardant la voiture prendre la file.
Une minute, j’ai eu la tentation folle de laisser tomber mon ombrelle, mon gant, n’importe quoi, afin de lui donner une raison pour se rapprocher de nous… Papa m’aurait, bien sûr, dit que j’étais maladroite, mais lui m’aurait encore parlé !
Que c’est donc bon qu’il n’épouse pas Mlle d’Alvaro !!!
5 mai.
Mon Dieu ! mon Dieu ! que je suis malheureuse ! Comment tout cela finira-t-il ?…
En rentrant avec miss Emely, je trouve maman dans le petit salon ; elle paraissait très gaie.
J’étais surprise de la voir là ; ordinairement, elle fait à cette heure son tour du Bois.