A MADAME MARCEL BEAURY

Son tout dévoué,
H. A.

Le Parc d’Embas (juillet).

AU COURS !

27 octobre 189.

Nous voici de retour à Paris, heureusement ! car il fait un temps épouvantable.

Les vilaines journées apparaissaient déjà quand nous étions encore à la Christinière ; aussi, nous n’avons pas attendu la rentrée des Chambres pour revenir à Paris.

Je commençais à trouver les heures d’une longueur mortelle. J’avais beau déchiffrer partitions, sonates et le reste, lire des romans anglais pleins de « flirtation », casser des aiguilles sur mon ouvrage de chez Henry, rien n’y faisait. Ce ciel gris, cette pluie qui tombait avec un petit bruit monotone me donnaient le spleen. J’en étais venue à jouer au loto avec les enfants.

Et le plus irritant, c’est que j’avais l’air d’être la seule à m’ennuyer ainsi… Entre deux grosses averses rageuses, Geneviève et Patrice reprenaient leurs courses dans les champs, avec leur Allemande Meta.

Maman se reposait de tous ses invités de l’été, et papa, enfermé dans son cabinet, passait ses journées avec M. Desbarres, son secrétaire, à préparer des discours, des rapports, des comptes rendus, etc., à répondre à ses électeurs…