— Puis j’irai voir Mme de Simiane, à propos de ce cours dont elle m’a parlé pour Paulette.
Je regarde maman, stupéfaite :
— Un cours pour moi… Oh ! maman !…
J’avais dû parler d’un ton bien désespéré, car papa abandonne son café et répond :
— Un cours pour Paulette ?… Je croyais qu’elle en avait fini avec la science ?
Oh ! cher papa ! qui venait à mon secours.
Mais maman ne se laisse pas troubler pour si peu… hélas !
— Je trouve, répond-elle, que cette enfant est encore trop jeune pour ne plus rien faire de sérieux. Elle a bien le temps d’être frivole… D’ailleurs, le cours dont je parle est un cours de littérature qui s’annonce comme devant être très intéressant.
Je sentais ma cause perdue : tout ce que disait maman était si sage !
Papa n’écoutait plus que vaguement ; il avait regardé sa montre, et il était l’heure qu’il partît pour la Chambre, où il veut toujours être dès le commencement de la séance.