Alors elle dit :
— Adieu, mon ami. Que Dieu vous garde… Merci… de tout !
Sur le seuil, au moment de sortir, il se détourna encore.
Josette près d’elle, avec une indéfinissable expression de souffrance dans les yeux, elle le regardait… L’enfant n’eût pas été là, qu’en cette minute, l’aveu eût jailli de son cœur, à lui… Mais elle se dressait entre eux, gardienne jalouse de la femme qu’il eût souhaitée sienne et qui, à elle, se dévouait tout entière.
Il répéta seulement, étreint par une sensation de fin, très douloureuse :
— Adieu !
Et la portière retomba derrière lui.
Ghislaine ne fit pas un mouvement ; mais ses paupières battaient très vite. Josette leva la tête vers elle et un cri d’angoisse lui échappa :
— Laine, ma chérie, maman, qu’avez-vous ? Pourquoi pleurez-vous ?
Très bas, Ghislaine dit, effaçant d’un geste rapide les larmes que toute sa volonté n’avait pu contenir :