Elle écouta… Josette, rendue attentive par son mouvement, s’était redressée, étonnée aussi…

— Que se passe-t-il donc ? murmura Ghislaine.

Nettement, on distinguait maintenant des exclamations, un bruit de voix, des appels, des pas précipités sur les dalles du vestibule. D’un élan vif, Ghislaine se leva, alluma la bougie d’un flambeau et s’approcha de la fenêtre, cherchant à voir au dehors. Mais le brouillard empêchait de distinguer rien, laissant à peine filtrer la lumière des lampes allumées dans l’appartement de Mme de Maulde. Alors elle sonna…

Au même moment, un coup était frappé à la porte et un domestique apparaissait. Il avait l’air si bouleversé que l’idée de quelque catastrophe arrivée, déchira la pensée de Ghislaine. Elle questionna :

— Qu’y a-t-il ?

Mais le domestique ne répondait pas. Ses yeux semblaient rivés sur Josette.

— Qu’y a-t-il ? répéta Ghislaine.

Il articula avec peine :

— Si Mademoiselle voulait venir un instant… On a besoin d’elle… Mademoiselle seule… Tout de suite !

Mais la voix de Josette s’éleva, impérieuse :