75. — Au lieu d’y mettre la vie.
76. — Et la loi de Moïse et la fable grecque entreront l’une dans l’autre, et feront de toi une boucherie, car toi, au milieu, écrasé, tu ne seras que la pluie de ton sang.
77. — Tu ne sauras jamais tout ce qu’on fera avec toi, et même maintenant que je te le dis, tu ne le sais pas.
78. — Et il n’y a personne pour te défendre et les disciples de tes disciples disent : Amen.
79. — O vous tous, les gens de partout, pauvres gens innombrables, vous ne savez guère ce qu’on trame. Et vous ne vivez tranquilles que parce que vous ne soupçonnez pas tout ce qu’il y a eu de calculs contre vous.
80. — Et il arrivera que ce seront les pauvres et les déshérités qui donneront le souffle à cette doctrine arrachée en lambeaux de ta chair, et en feront la force vive du monde.
81. — Parce qu’ils n’y auront vu et embrassé que la misère d’un grand pareil. Ceux qui débordent de douleurs aimeront le roi couronné d’épines.
82. — Ils ne chercheront pas à comprendre ceci qui est fou : Qu’un Dieu soit un homme, et un homme un dieu. Ils aimeront cette idée aveuglément, d’un amour maternel.
83. — Mais quand cette doctrine régnera solidement, avec son dieu cloué, elle sera la chose des riches et des bourreaux.
84. — Partout, toujours.